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Guide hors-site · Évaluation technique

ATEx, Avis technique, DTA : quelle évaluation pour commercialiser un procédé hors-site ?

Publié le Mis à jour le 6 min de lecturePar Grégory Tossen

Pourquoi l’évaluation technique conditionne-t-elle la vente ?

Parce que vos clients doivent être assurés pour vous prescrire. Seules les techniques courantes (DTU, règles acceptées par la C2P) sont couvertes d’office. Un procédé non courant peut être couvert par un Avis technique, ou par une Évaluation technique européenne (ETE) complétée d’un Document technique d’application (DTA). L’ATEx est l’autre voie, et l’accord écrit de l’assureur reste nécessaire (FFB).

Une évaluation par tierce partie réduit aussi la perception du risque par l’assureur (AFGC / CSTB). Autrement dit, l’évaluation n’est pas une formalité technique : c’est la pièce qui permet à un architecte, à un maître d’œuvre ou à une entreprise de pose de dire oui.

ATEx, Avis technique, DTA : quelles différences ?

L’ATEx répond au manque de retour d’expérience ; l’Avis technique et l’ETE complétée d’un DTA sont les deux autres voies. Le tableau reprend ce que disent les sources citées, sans rien y ajouter.

VoieCe qu’en disent les sourcesValiditéDélivré par
ATExProcédé sans retour d’expérience suffisant. Cas a : plusieurs chantiers limités. Cas b : un projet identifié. Cas c : une nouvelle réalisation sur la base d’un cas bNon précisée par nos sourcesCSTB
Avis techniquePeut couvrir un procédé non courant2 à 7 ans (AFGC / CSTB, 2025)Un Groupe spécialisé
ETE complétée d’un DTAPeut couvrir un procédé non courantDTA : 2 à 7 ansDTA : un Groupe spécialisé

Qu’est-ce qu’une Évaluation technique européenne (ETE) ? D’après marche-public.fr, c’est une évaluation documentée de la performance d’un produit de construction non couvert, ou pas totalement couvert, par une norme européenne harmonisée ; elle permet au fabricant d’établir sa déclaration de performances avant le marquage CE.

Quelle voie choisir selon votre situation ?

Partez de vos premiers chantiers, pas de la procédure. La question est : combien de projets, et lesquels, pouvez-vous sécuriser dans les mois qui viennent ?

  • Vous avez un premier projet signé ou très avancé : l’ATEx cas b, sur ce projet identifié.
  • Vous voulez tester le procédé sur quelques chantiers limités : l’ATEx cas a.
  • Vous refaites un projet proche d’un cas b déjà obtenu : l’ATEx cas c.
  • Le procédé dispose d’un retour d’expérience suffisant : l’Avis technique, ou une ETE complétée d’un DTA.

Combien coûte et combien de temps prend une évaluation ?

Cela varie selon le procédé : à demander au CSTB. Nous ne publions pas de fourchette, faute de source fiable et à jour. Ce que nous savons, c’est qu’il faut intégrer ce délai au plan de lancement dès la phase de validation, et ne pas annoncer une date de commercialisation avant de le connaître.

Comment intégrer l’évaluation au plan de lancement commercial ?

En la traitant comme une étape commerciale, avec un responsable et une date. Elle se mène en parallèle de l’offre, pas après.

  1. Choisir la voie (ATEx ou Avis technique) à partir des premiers projets visés.
  2. Obtenir le calendrier et le budget de l’évaluation auprès du CSTB, puis caler le plan commercial dessus.
  3. Préparer en parallèle la FDES : la base INIES recensait 3 630 FDES fin 2023 (INIES, 2023), et un prescripteur compare.
  4. Rédiger le discours assurance destiné aux prescripteurs : ce qui est couvert, par quelle évaluation, jusqu’à quand.
  5. Vendre d’abord sur des chantiers identifiés, documenter chaque réalisation, puis élargir quand l’Avis technique est obtenu.
  6. Planifier le renouvellement avant l’échéance.

Ces étapes s’inscrivent dans la phase Validation de la méthode décrite dans l’étude de cas hors-site. Besoin d’en parler sur votre procédé ? Parlons de votre projet.

Questions fréquentes

L’Avis technique est-il obligatoire ?

En pratique, c’est l’assurance qui rend une évaluation indispensable. Seules les techniques courantes sont couvertes d’office. Un procédé non courant demande un Avis technique, une ETE complétée d’un DTA, ou une ATEx, et l’accord écrit de l’assureur. Sans évaluation, vos prescripteurs et vos poseurs porteraient seuls le risque.

Quelle différence entre ATEx cas a et cas b ?

Les deux visent un procédé sans retour d’expérience suffisant. Le cas a couvre plusieurs chantiers d’ampleur limitée, pour tester le procédé. Le cas b porte sur un projet identifié. Le cas c permet une nouvelle réalisation sur la base d’un cas b déjà obtenu. Le choix dépend donc de vos premiers chantiers.

Combien de temps est valable un Avis technique ?

Un Avis technique ou un DTA, délivré par un Groupe spécialisé, est valable 2 à 7 ans (AFGC / CSTB, 2025). Il faut donc prévoir son renouvellement dans le plan commercial : un procédé dont l’évaluation expire redevient difficile à prescrire et à assurer, même s’il s’est bien vendu.

Peut-on commercialiser avant d’avoir un Avis technique ?

Oui, sur des chantiers couverts par une ATEx et avec l’accord écrit des assureurs concernés. C’est souvent la bonne façon de démarrer : vendre peu, sur des projets identifiés, et accumuler le retour d’expérience qui servira à l’Avis technique. Vendre largement sans évaluation, en revanche, met vos clients en risque.

Sources

Grégory Tossen

Fondateur d’EOC Consulting, 15 ans dans la construction comme directeur commercial et directeur d’agence. Il accompagne le développement commercial et marketing des entreprises du bâtiment, partout en France.

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